Ce document traduit le document support de l’annonce officielle de la JMA concernant l’augmentation du risque de mégaséisme le long de la fosse du Sanriku, depuis le séisme du 20 avril 2026. Il s’agit de consignes pour se préparer à l’éventualité accrue d’un mégaséisme dans la semaine à venir. Ces consignes concernent toutes les personnes se trouvant à Hokkaido et dans les zones côtières du Pacifique, de la préfecture de Chiba au nord du Tohoku. Au bout d’une semaine, le risque de séisme majeur ne diminuera pas, mais le risque qu’il survienne immédiatement sera moins élevé. Pour le moment, le niveau d’alerte et le mot d’ordre sont : « SE PRÉPARER pour ne pas être pris au dépourvu en cas de séisme et de tsunami conséquents ».
Il n’est pas nécessaire d’évacuer. Juste savoir comment faire si un mégaséisme devait survenir. Il est temps de revoir ses stocks.
Un autre document du gouvernement japonais est en cours de préparation. Infos Locales au Japon publie celui-ci en priorité pour que chacun puisse comprendre les risques sans trop avoir peur.
Déclaration de la JMA
Un séisme s’est produit aujourd’hui 20 avril 2026 à 16h52 au large du Sanriku. Sa magnitude de moment était de 7,4.
En raison de ce séisme, la JMA évalue que la probabilité qu’un nouveau séisme de taille majeure frappe la zone hypothétique de l’épicentre d’un mégaséisme dans la région qui s’étend de Nemuro (à Hokkaido) au Sanriku (dans le Tohoku) est comparativement plus importante. Si un nouveau séisme de grande ampleur devait frapper de nouveau à l’avenir, il pourrait provoquer un mégatsunami et des secousses plus puissantes.
La zone indiquée en rouge correspond au lieu anticipé de l’épicentre d’un mégaséisme qui pourrait survenir le long de la fosse japonaise et de la fosse des Kouriles.
La zone indiquée en bleu correspond au lieu de l’épicentre du séisme de cette fois. Cette figure montre un cercle dont le rayon est égal à la longueur de la faille L (km), calculée à partir de la magnitude du moment (Mw) à l’aide d’une formule empirique (formule d’Utsu : log10L=0,5Mw-1,85).
Sur l’augmentation de la probabilité de mégaséisme
Il convient de noter que même si la probabilité d’un nouveau séisme de grande ampleur est comparativement plus importante, elle reste de un pour 100 quand on se réfère aux cas similaires dans le monde. Cela ne veut donc pas dire que la JMA annonce un séisme majeur va se produire dans une période donnée. (NdT : Comprendre que le risque augmente mais que personne ne sait quand cela se produira. Avec le temps, la probabilité augmente, mais après un gros séisme, on peut toujours craindre une grosse réplique ou que ce séisme était précurseur d’un gros séisme.)
Pour toutes les personnes qui se trouvent au Japon actuellement, ces informations indiquent qu’il est important de se préparer encore plus pour le risque de séisme dans la semaine à venir.
※ La magnitude de moment s’obtient après une simulation de l’ampleur du glissement entre les failles à l’épicentre. Il s’agit d’une mesure différente de la magnitude calculée juste après un séisme à partir de l’amplitude des secousses provoquées par les ondes telluriques pour annoncer les alertes aux tsunamis et les informations sur un séisme. La JMA lance un appel exceptionnel à la prudence pour un séisme majeur dans les régions d’Hokkaido et du Sanriku quand la magnitude de moment atteint ou dépasse Mw7,0.
Analyse du séisme
Cette fois, le mouvement du sol a correspondu à un glissement en direction opposée des plaques sur un axe ouest-nord-ouest et est-sud-est.
Historique des séismes s’étant enchaînés par le passé
Exemples de séismes le long de la faille en bordure de la fosse du Japon et de la fosse des Kouriles.
Un séisme du Sanriku de 2011 avait une magnitude de moment de 7,3. Deux jours plus tard, le mégaséisme du Tohoku (celui qui avait provoqué la catastrophe de Fukushima) s’est produit avec une magnitude de moment de 9,0.
En 1963, un séisme de Mw 8,5 avait frappé la région 18 heures après le séisme de magnitude de moment 7,0 au large sud-est de l’île d’Etorofu.
Autres cas dans le monde
Graphe d’occurrence des cas où un tremblement de terre de magnitude Mw 7,8 (classe M8) ou plus s’est produit à la suite d’un tremblement de terre de magnitude Mw 7,0 ou plus.
Survenus dans un délai d’une semaine (7 jours) : 19 / 1529 séismes, soit environ 1 %. Cela représente une fréquence d’approximativement 10 fois plus souvent que d’habitude.
Ce graphe montre le nombre de cas de séismes d’une magnitude de moment de 7 ou plus survenus dans un périmètre d’au plus 500 km après un séisme majeur d’une Mw 7,0 entre 1904 et 2021. Le graphe montre le nombre de jours écoulés entre les deux séismes. Cela correspond à un total de 1 529 séismes observés.
- En jaune : le nombre de cas (par intervalle de temps écoulé depuis le séisme initial).
- La courbe montre la valeur théorique (par le modèle ETAS spatio-temporel).
Sur 1 529 séismes observés, on observe un tremblement de terre majeur dans les
- 3 jours : 16 fois.
- 7 jours : 19 fois.
- 30 jours : 27 fois.
La probabilité qu’un séisme de classe Mw 8 (Mw 7,8 ou plus) survienne dans les 7 jours qui suivent un séisme de Mw 7,0 est approximativement d’un pour cent.
Pour comprendre encore mieux ce qui signifie cette annonce
- Dans le cas d’un appel exceptionnel à la prudence pour un séisme majeur dans les régions d’Hokkaido et du Sanriku, la probabilité qu’un séisme survienne de nouveau est faible. Toutefois, la JMA l’émet dans l’esprit de réduire autant que possible le risque de dégâts dévastateurs lors d’un mégaséisme, quand elle est comparativement plus importante que d’habitude.
- Le risque de ce type de séisme est plus important juste après un séisme initial et diminue avec le temps, mais il ne disparaît pas.
Contenu de l’appel exceptionnel à la prudence pour un séisme majeur dans les régions d’Hokkaido et du Sanriku
- Cette information annonce que le risque qu’un séisme majeur survienne est considérablement plus élevé que d’habitude. Elle ne signifie pas qu’un séisme majeur arrivera absolument pendant la période indiquée.
- Il est très important de se préparer minutieusement aux tremblements de terre au quotidien, en gardant à l’esprit que les séismes de classe Mw 8,0 surviennent souvent de manière soudaine, sans qu’aucune information n’ait été diffusée pour alerter la population.
- Il est aussi crucial de s’organiser pour un mégatsunami après un mégaséisme. Toutefois, il faut également se préparer aux séismes moins importants, voire plus faibles, qui ont une probabilité plus élevée de survenir et qui peuvent provoquer de fortes secousses dans une zone où l’épicentre n’est pas profond.
- Des séismes majeurs peuvent se produire même en dehors de la zone dans laquelle on anticipe l’épicentre d’un mégaséisme (cette fois de la région de Nemuro (Hokkaido) au Sanriku (Tohoku)), notamment en périphérie de la zone qui a touché le séisme du 8 décembre.
- Le risque de réplique après un séisme important diminue avec le temps. Plus on est loin de l’épicentre, plus il diminue.
- La probabilité de nouvelles fortes répliques diminue au fur et à mesure qu’elles se succèdent. Celle d’un mégaséisme diminuera encore plus.
Précisions sur le lieu du séisme au large du Sanriku le 20 avril 2026
- Carte de gauche : répartition des épicentres du 1ᵉʳ octobre 1994 au 20 avril 2026 (profondeur de 0 à 100 km, magnitude de 3,5 ou plus).
- cercles verts : 28 décembre 1994 au 31 janvier 1995.
- • cercles gris : 1ᵉʳ novembre 2025 au 8 décembre 2025 à 23h14.
- cercles bleus : 9 décembre 2025 à 23h15 au 19 avril 2026.
- cercle rouge : depuis le 20 avril.
- Les périodes des autres épicentres se trouvent entre les lignes rouges de la carte, qui entourent la zone suspectée de devenir l’épicentre d’un mégaséisme dans la fosse des Kouriles et la fosse du Japon.
- Carte de droite (en haut) : coupe transversale est-ouest dans la zone a.
- Graphe de droite (en bas) : activité sismique de la zone b de la carte précédente.
- L’axe horizontal représente le temps, l’axe vertical à gauche la magnitude, et à droite le nombre cumulé de séismes.
- La ligne brisée représente le cumul du nombre de séismes, et les cercles avec des barres verticales indiquent l’heure d’occurrence des séismes et l’ampleur de leur magnitude.
- Les encadrés rouges indiquent le séisme de cette fois :
- 20 avril 2026.
- Magnitude 7,7, I
- Intensité maximale : 5+
Sur la répartition des secousses successives
Les cartes suivantes montrent :
- la distribution des épicentres (carte régionale)
- la distribution des épicentres (carte détaillée)
- le diagramme chronologique de l’activité sismique sur la carte de distribution des épicentres (carte détaillée)
(À propos de la couleur de l’épicentre)
- Rouge : tremblement de terre actuel,
- Bleu : tremblements de terre survenus après le tremblement de terre actuel,
- Gris : tremblements de terre survenus avant le tremblement de terre actuel.
- Les fines lignes brunes sur la carte de répartition des épicentres indiquent les failles actives selon l’évaluation à long terme du Comité de promotion de la recherche sur les enquêtes sismiques.
- Les points noirs en pointillé sur la carte de distribution des épicentres indiquent l’axe du fossé océanique.
Remarques sur l’utilisation des données
- Les épicentres affichés incluent des valeurs préliminaires.
- Les épicentres des valeurs préliminaires peuvent inclure des événements autres que les tremblements de terre, tels que des explosions, ou des erreurs importantes.
- Veuillez utiliser ces informations pour comprendre l’activité sismique en vous concentrant sur la répartition et l’intensité des épicentres, et non sur la position ou l’ampleur d’un seul épicentre.
Appel à la prudence pour le risque de séismes plus importants à venir au large de Hokkaido et de Sanriku
Le 20 avril 2026 à 19h30
Agence météorologique japonaise
Département des tremblements de terre et des volcans
Constatations
Un séisme de magnitude Mw 7,4 au large de la côte du Sanriku a secoué une partie du Japon ce 20 avril vers 16h52.
Ce séisme semble avoir relativement augmenté la probabilité habituelle qu’un mégaséisme survienne dans la zone susceptible d’être à l’épicentre de mégaséismes au large des côtes qui s’étendent de Nemuro à Hokkaido au Sanriku dans le Tohoku.
Veuillez donc suivre les recommandations et appliquer les mesures de prévention des catastrophes que le gouvernement et les collectivités locales vont annoncer à partir de maintenant.
Contenu
Un séisme de magnitude Mw 7,4 au large de la côte du Sanriku a secoué une partie du Japon ce 20 avril vers 16h52.
Un examen approfondi de l’épicentre et de l’ampleur a révélé qu’un événement géologique massif le long de la fosse des îles Kouriles et de la fosse du Japon est à l’origine de ce séisme. Le tremblement de terre avait une magnitude de moment (Mw) de 7,4 et le lieu de son épicentre pourrait avoir affecté la zone susceptible d’être à l’épicentre de mégaséismes. Cet événement remplit donc les critères de diffusion d’avis pour avertir de tremblements de terre ultérieurs, conformément au « plan de base pour la promotion des mesures de prévention des catastrophes liées aux séismes de type fosse dans les zones de la fosse du Japon et de la fosse des Kouriles ».
Ce séisme pourrait avoir augmenté la probabilité habituelle qu’un mégaséisme d’une Mw 8 survienne dans la zone susceptible d’être à l’épicentre de mégaséismes au large des côtes qui s’étendent de Nemuro à Hokkaidō au Sanriku dans le Tohoku.
Nous devons donc anticiper qu’un tsunami de grande ampleur et s’étendant sur une large zone pourrait frapper les côtes du Pacifique et d’autres régions, si un mégaséisme devait survenir à l’avenir. Il pourrait alors provoquer un tsunami dont l’ampleur maximum atteindrait celle anticipée le long de la fosse des Kouriles ou de la fosse du Japon. Dans ce cas, il y a une probabilité qu’un mégatsunami touche surtout les côtes du Pacifique dans les préfectures d’Hokkaido à la préfecture de Chiba. Et, il faudra alors s’attendre à de fortes secousses sur une large superficie.
Les statistiques recensent 1 529 séismes à grande échelle d’une magnitude de moment d’au moins 7,0 dans le monde, sur une période d’approximativement 100 ans (de 1904 à 2021). Parmi eux, on enregistre 19 cas de séismes de classe Mw 8 ou plus (de Mw 7,8 ou plus) survenus après un séisme initial, et dont l’épicentre se trouvait à une distance inférieure ou égale à 500 km de l’épicentre du séisme initial. Ces données incluent le cas du séisme de classe Mw 7 survenu deux jours avant le grand tremblement de terre du Tohoku de 2011 (Mw 9,0).
Les personnes dans les régions désignées sont donc invitées à revoir leur préparation aux séismes, compte tenu de la possibilité, même à faible probabilité, qu’un nouveau séisme de grande ampleur se produise. De plus, dans les zones dans lesquelles l’on s’attend à des inondations en cas de tsunami, il convient de se préparer à évacuer immédiatement dès que l’on ressent des secousses ou si les autorités émettent une alerte au tsunami. Pour plus de précisions sur la gestion des catastrophes, il convient de suivre les appels émis par le gouvernement et les gouvernements locaux.
La JMA continuera à surveiller attentivement l’activité sismique le long de la fosse des îles Kouriles et de la fosse du Japon et diffusera des informations le cas échéant.
Notes
※ La magnitude de moment s’obtient à partir d’un examen minutieux de l’ampleur du déplacement de la faille à l’épicentre. Elle diffère de la magnitude que l’on publie avec les informations sur les séismes et les alertes au tsunami et que l’on calcule à partir de l’amplitude maximale de l’onde sismique immédiatement après le tremblement de terre.
※ Cet avis vise à informer sur le fait que la probabilité qu’un nouveau séisme de grande ampleur se produise est plus élevée que d’habitude. Toutefois, il n’annonce pas qu’un mégaséisme va nécessairement se produire à un moment précis.
(Référence) Avis d’appel à la prudence en raison du risque de séismes plus importants d’Hokkaido au large de la côte du Sanriku
Les séismes de magnitude de moment (Mw) 7 à 9 se produisent fréquemment dans la région de la fosse des Kouriles et de la fosse du Japon. Selon le Conseil central de la gestion des catastrophes, la lecture des dépôts de sédiments après les tsunamis survenus le long des côtes du Pacifique d’Hokkaido à la préfecture d’Iwate révèle que des tsunamis de taille majeure se produisent tous les 300 à 400 ans. Compte tenu du temps passé depuis le dernier mégatsunami du 17ᵉ siècle, un séisme suivi d’un mégatsunami pourrait être imminent dans cette région.
Avec l’imminence croissante d’un mégaséisme, il est donc essentiel de se préparer rigoureusement et au quotidien pour la survenue de tremblements de terre soudains afin de sauver le plus grand nombre de vies possible.
D’autre part, dans le cas des séismes le long de la fosse des Kouriles et de la fosse du Japon, nous avons, par exemple, l’expérience du mégaséisme de Mw 9,0 survenu 2 jours après un séisme de Mw 7,3 en 2011 au large de la côte du Sanriku (le grand séisme le long de la côte Pacifique du Tohoku) et d’un mégaséisme de Mw 8,5 survenu 18 heures après un séisme de Mw 7,0 en 1963 au large de la côte sud-est de l’île d’Etorofu et d’autres cas de séismes majeurs survenus après un premier séisme moins important.
Compte tenu de telles conditions, cet avis vise à transmettre des informations en vue de réduire autant que possible les dégâts majeurs en cas de séisme de plus grande ampleur, sachant que, bien que la probabilité qu’il se produise effectivement reste faible, la probabilité qu’un nouveau séisme majeur se produise est comparativement supérieure.
Critères pour publier un tel avis
Lorsqu’un tremblement de terre de Mw 7,0 ou plus se produit dans une région faisant l’objet d’une évaluation.
Toutefois, dans le cas des séismes dont l’épicentre se trouve hors de la zone hypothétique, la JMA peut aussi lancer un avis si elle évalue qu’ils pourraient avoir un effet sur la zone susceptible d’être à l’épicentre de mégaséismes.
※1. Zone susceptible d’être à l’épicentre d’un mégaséisme le long de la fosse des Kouriles et de la fosse du Japon (eaux au large de « Tokatsu et Nemuro » et au large de « Sanriku et Hidaka ») et zone susceptible d’avoir un effet sur les zones susceptibles d’être à l’épicentre de mégaséismes.
※2. Lorsque la longueur de la faille L (km) calculée selon la formule suivante dépasse la distance la plus courte entre l’épicentre et la zone supposée de l’épicentre
log10(L) = 0.5Mw ー 1.85
Précautions relatives à cet avis
- Cet avis vise à informer que la probabilité qu’un séisme de grande ampleur se produise est comparativement plus élevée que d’habitude, mais n’annonce en aucun cas qu’un tel séisme se produira durant la période indiquée.
- Il est très important de comprendre que la plupart des séismes majeurs de classe Mw8 ou plus surviennent alors qu’aucune information n’a été diffusée pour avertir d’une réplique majeure. C’est pourquoi il est essentiel de se préparer rigoureusement et au quotidien à l’éventualité d’un séisme.
- S’il est crucial de se préparer en prévision d’un mégaséisme et d’un tsunami de grande ampleur, il est tout aussi important de se préparer aux séismes d’ampleur et de classe relativement plus faibles, susceptibles de survenir plus fréquemment, ainsi qu’aux tremblements de terre qui secoueront plus parce qu’ils se trouvent plus près de la surface.
- Un séisme majeur est aussi susceptible de se produire en dehors de la zone susceptible d’être à l’épicentre de mégaséismes (qui s’étend des zones en mer au large de Nemuro à Hokkaido au large de la côte du Sanriku), dans une région proche du séisme initial. Il convient donc de prendre des précautions dans ces régions.
- La probabilité qu’un séisme plus important se produise à cet endroit diminue avec le temps. Elle est également moindre si l’on s’éloigne de l’épicentre du séisme initial.
- La probabilité de séismes ultérieurs diminue à mesure que leur magnitude augmente, et la probabilité qu’un séisme ultérieur de magnitude maximale se produise diminue encore davantage.
Source : La traduction ci-dessous provient de ce texte : nceq01.pdf