Argent : attention à bien vérifier avant de payer ou d’investir !
Les banques japonaises informent leurs clients par courriel sur de nombreuses escroqueries fréquentes au Japon pour dépouiller des personnes de leurs économies. L’article suivant est la traduction d’une partie d’un message que la Banque Mitsubishi UFJ a envoyé à ses clients. Il décrit deux escroqueries fréquentes. Vérifiez bien avant de payer !
NdT : Avant la traduction du texte, quelques recommandations importantes
Pour votre sécurité, ne confiez votre argent qu’à des établissements financiers reconnus dont vous avez vérifié la légitimité !
De manière générale, Infos Locales au Japon déconseille fortement tous les investissements financiers qui ne passent pas par un agent ou un gestionnaire d’un établissement financier enregistré officiellement. Quand on parle d’établissement financier officiel, il s’agit de banques et de compagnies d’assurance essentiellement, enregistrées dans le registre du commerce. Tous les autres moyens d’investissement au Japon requièrent une maitrise du japonais, et Infos Locales au Japon conseille donc d’attendre de mieux maîtriser la langue et les produits financiers pour se lancer.
Ensuite, les conseils des personnes que l’on rencontre sur les réseaux sociaux sont à prendre avec une extrême prudence.
Les gestionnaires de compte à l’étranger n’ont pas toujours une bonne compréhension des lois japonaises. Il faut les vérifier !
S’il s’agit d’investissements à l’étranger, il faut absolument se renseigner sur les lois en vigueur au Japon et à l’étranger.
Les gouvernements s’efforçant d’éliminer le blanchiment d’argent, depuis quelques années, les banques et compagnies d’assurance ont une offre très limitées de produits qu’elles peuvent proposer à des personnes qui vivent au Japon.
La fiscalité promise par un gestionnaire de compte à l’étranger peut ne pas s’appliquer à une personne au Japon. Il est essentiel de vérifier auprès des services compétents avant d’investir.
Attention aux promesses de rendement !
Il est essentiel d’éviter tout investissement en actions, obligations, fonds de placement, cryptomonnaie qui annonce une des promesses ci-dessous. Au Japon, aucun compte en banque n’est rémunéré à 5% non plus. Il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’arnaques.
- plus de 5 % de rendements ou de profits « sans risque »,
- un placement à rendement garanti et sans conditions,
- des méthodes faciles pour gagner de l’argent rapidement.
Un gestionnaire de comptes ne promet jamais un placement en titres, devises, options, etc. qui rapportera sans risque. Il expliquera que l’établissement s’efforcera d’atteindre un taux de rémunération de XX %, mais qu’il ne peut pas garantir les résultats.
En dehors des comptes rémunérés, tout placement financier peut aussi déboucher sur une perte du capital !
Au Japon, avant de placer son argent, une banque ou une maison de courtage sérieuse et fiable expliquera aussi toutes les situations dans lesquelles le capital investi risque de diminuer. C’est la loi. Si un agent ne passe pas par cette étape, il y a de fortes chances que le placement proposé soit une arnaque.
Elle demandera de signer un formulaire décrivant ces situations, et le client doit le signer pour signifier qu’il l’a compris. Avant de signer, le lire, prendre le temps de le comprendre, se renseigner auprès d’experts, s’il le faut, peser le pour et le contre avant d’investir. Rien ne presse, même si on vous demande de vous dépêcher.
De surcroît, que cela soit en France ou au Japon, les établissements financiers ont maintenant l’obligation d’établir un profil d’investisseur selon l’expérience et les souhaits de leur client. Il s’agit d’une étape importante qui vise à protéger les investisseurs.
Quel pourcentage de l’épargne peut-on investir ?
En dehors des comptes rémunérés, tout investissement financier bloque généralement son argent pendant une période plus ou moins longue. On ne peut pas garantir les résultats, et l’argent est bloqué. Il faudra peut-être attendre plusieurs mois, voire plusieurs années pour que le placement soit vraiment rentable.
Il est donc essentiel d’investir en tenant compte du besoin de liquidités pour le quotidien + les imprévus. Cela se décide selon l’âge, le niveau de revenus, etc. De manière générale, les experts en finance recommandent de ne pas placer plus de 10 à 20 % (selon l’âge) de ses revenus en titres boursiers, etc.
Les comptes rémunérés offrent généralement plus de souplesse. Mais certains bloquent l’épargne pendant quelques mois à quelques années. Il est donc important de choisir plusieurs formes d’épargne, pas une seule.
Assurances proposées comme des placements au Japon
De manière générale, les contrats sont proposés par des banques et des compagnies d’assurance renommées. Bien qu’il soit fréquent que des agents fassent du démarchage à domicile, Infos Locales au Japon recommande fortement de refuser de les rencontrer chez vous. N’appelez pas non plus les numéros des dépliants trouvés dans votre boîte aux lettres. Si une offre semble intéressante, contactez directement le service clientèle de la société d’assurance après avoir vérifié ses informations et coordonnées officielles !
Ensuite, au Japon, les assurances ne sont pas complètement défiscalisées. Les revenus d’assurance investis à l’étranger rentrent dans les revenus, et font l’objet d’impôts sur les revenus, dans de nombreux cas.
Certaines compagnies d’assurance proposent des taux de rémunération annuels intéressants, mais si le placement est composé d’un fonds en devises autres que le yen, le taux de change peut aussi influencer les résultats.
Par conséquent, même lorsqu’un soi-disant gourou de la finance indique une rémunération sûre avec les assurances, il faut absolument vérifier les termes du contrat, la façon dont le produit est géré, la fiscalité, et se renseigner et demander conseil. Ne sautez pas sur l’occasion parce que l’on vous presse d’investir. Les propositions intéressantes des banques et de compagnies d’assurance sont cycliques. Il y aura d’autres occasions, et s’il s’agit d’un gros investissement, l’agence qui vend le produit comprendra que l’on ait besoin de temps pour se renseigner.
Texte du courriel de la banque Mitsubishi UFG
Méfiez-vous des « escroqueries par des personnes qui se font passer pour la Police » et des « escroqueries à l’investissement »
Le 9 décembre 2025
1. Escroqueries par des personnes qui se font passer pour la Police
Les autorités enregistrent un grand nombre d’escroqueries selon lesquelles une personne contacte sa victime par téléphone en se faisant passer pour la Police et tente de lui soutirer de l’argent.
La tactique utilisée consiste à expliquer d’abord à la victime que « votre compte a été utilisé pour un crime », « il va falloir enquêter sur les fonds pour vous laver de tout soupçon », « comme il s’agit d’une enquête top secrète, ne consultez pas votre entourage », puis à donner pour instruction d’effectuer un transfert d’argent.
Les escrocs peuvent parfois demander à changer de moyens de communication au cours des échanges, en passant du téléphone à un compte sur les réseaux sociaux tel que LINE, etc. ou à passer à des appels vidéo.
La police a pu confirmer que les escrocs utilisent aussi des tactiques qui consistent à demander à la victime d’ouvrir un nouveau compte bancaire ou à lui envoyer un nouveau téléphone intelligent.
Des policiers ne réclameront jamais d’envoyer de l’argent par téléphone ou par les réseaux sociaux.
2. Escroqueries à l’investissement
Les autorités enregistrent de nombreuses escroqueries selon lesquelles une personne qui se fait passer pour un investisseur ou une célébrité sollicite ses victimes pour qu’elles achètent des produits d’investissement ou des cryptoactifs en leur promettant que « c’est un placement qui rapporte toujours », qu’elle « enseignera à sa victime une méthode spéciale pour gagner de l’argent facilement », etc.
Il convient de prendre des précautions particulières pour éviter les « publicités mensongères et offres de séminaires par des personnes qui se font passer pour des célébrités » et ne pas se laisser entraîner « lors des échanges dans les groupes de discussions ».
Certaines tactiques identifiées consistent à utiliser de fausses applications ou sites Web dédiés pour faire croire à leur victime que le placement dégage des profits, et à ordonner à la victime de virer en plusieurs fois sous couvert d’un « capital à investir» ou des « commissions », ou à les inciter à faire un virement rapidement.
Au moindre doute, veuillez donc exercer la plus grande prudence, y compris en consultant sans attendre le commissariat de police le plus proche.
Autres informations et liens utiles
Lorsqu’on pense avoir été victime d’une escroquerie ou si vous avez perdu votre pièce d’identité, des cartes de crédit, etc., il est recommandé de contacter les organisations suivantes.
- La police. Il est préférable d’aller au commissariat (keisatsushô) plutôt qu’un Koban, parce qu’ils ont généralement des traducteurs qui peuvent aider. On peut aussi les appeler par téléphone en composant le 110.
- L’établissement financier qui gère le compte. En cas de perte des cartes de crédit ou des pièces d’identité, ils demandent la date et l’heure.
- Si vous êtes étranger, votre consulat au Japon. Le consulat peut aider à faire refaire un passeport, donner une liste d’avocats habilités à aider.
Dans le cas des escroqueries, le Japon a mis en place un numéro d’urgence. Souvent, ces escroqueries sont internationales. On peut contacter les centres de renseignements et de déclaration de cet article.